DANSE

Germaine Acogny, la "fille noire" de Maurice Béjart orpheline
Paris (France)
Vendredi 23 novembre 2007
Après le décès de Maurice Béjart jeudi 22 novembre 2007, Germaine Acogny que l’on surnomme la "mère de la danse africaine contemporaine" se retrouve orpheline de son père spirituel. Germaine Acogny aime être considérée comme "la fille noire" de Maurice Béjart.

Danseuse, chorégraphe sénégalaise et française, Germaine Acogny fonde à Dakar en 1968 son premier studio de danse africaine. Influencée par l'héritage gestuel de sa gand-mère, prêtresse Yoruba, son apprentissage des danses traditionnelles africaines et des danses occidentales (classique, moderne), Germaine Acogny a mis au point sa propre technique de Danse Africaine Moderne.

C'est grâce au président Léopold Sédar Senghor qu'elle a été présentée en 1975 à Bruxelles à Maurice Béjart. Née au Bénin en 1944, elle est arrivée au Sénégal "à l'âge de quatre ou, cinq ans", avec, déjà, "l'idée de faire de la danse". Au lycée, "il n'y avait pas de prof de danse comme on l'entend. Donc, j'ai préféré commencer par être professeur d'éducation physique et sportive", poursuit Germaine Acogny, qui a été formée dans cette discipline à Paris, "à l'Ecole Simon Siegel". On est alors en 1962, et elle y est "la première Noire".

La rencontre avec Maurice Béjart, ami du président sénégalais, sera déterminante. Tous deux sont sur la même longueur d'onde. Maurice-Jean Berger est le fils du célèbre philosophe français Gaston Berger né à Saint-Louis du Sénégal en 1896. La grand-mère de Maurice Béjart quant à elle s’appelait s'appelait Fatou Diagne et était une métisse.

 

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