ECONOMIE


MONICASH révolutionne le système bancaire !

Paris
(France)
29 août 2006

La société Monicash propose désormais des cartes de paiement prépayées utilisables chez soi et à l’étranger, pour retirer de l’argent ou faire ses achats. Pour cela, nul besoin de posséder un compte en banque. Explications.

Permettre à tous, même les plus pauvres, de régler leurs achats sans risque… C’est avec cette idée en tête que Louis Diakité a lancé en février 2005 en Côte d’Ivoire - et maintenant dans 25 autres pays africains – une offre qui va révolutionner le commerce électronique en Afrique : des cartes de paiement prépayées, adaptées aux besoins de la clientèle africaine. « Le prépayé a connu un boom dans le domaine de la téléphonie en Afrique, explique Louis Diakité. Cela m’a permis de cerner la problématique de l’absence de cartes de crédit et de comprendre qu’il fallait mettre sur le marché une carte de paiement prépayée utilisable dans tous les domaines de la vie. » Des cartes de paiement savant mélanges de porte-monnaie électronique et de carte prépayée : il fallait y penser ! « La carte peut être achetée dans un de nos points de ventes - il y en aura bientôt près de 1000 - contre un prix fixe, de 9000 F CFA à 15000 F CFA (soit de 14 à 29 euros), différent selon le type de carte acheté. Le client peut ensuite s’il le souhaite la recharger en euros, en dollars ou en F CFA. Après quoi il peut l’utiliser en retirant de l’argent dans les distributeurs, en faisant des achats sur Internet, par SMS sécurisé via son téléphone mobile ou dans les commerces équipés de terminaux de paiement. » Pour chacune de ces utilisations, une carte différente est proposée : la Travelerscard pour les retraits d’argent aux distributeurs et payer les commerçants n’importe où dans le monde, la WebSurfer pour les achats sur Internet en dollars ou en euros, la Webcash pour les achats sur Internet en F CFA. Les applications sont multiples : l’homme d’affaires africain ou le pèlerin allant à la Mecque n’ont plus à s’encombrer de liasses de billet avant leurs départs ni à courir le risque de se faire voler une carte de crédit relié directement à leurs comptes bancaires ; le commerçant en voyage à Dubaï peut y régler ses achats avec sa carte Travelerscard ; le jeune internaute qui ne dispose pas de compte en banque peut acheter de la musique payante sur Internet avec la WebSurfer. Pour tous, les cartes Monicash se révèlent être un moyen pratique, sécurisé et démocratique.

A 47 ans, Louis Diakité, un Franco-Ivoirien formé à l’École Nationale Supérieur d’Ingénieurs de Toulouse, en France, relève ainsi un nouveau défi. L’ingénieur n’en est certes pas à son coup d’essai : après plusieurs années passées dans des sociétés de renom, dont Cap Gemini et Rank Xerox, il a en effet fondé et dirigé la société de télécommunications Afripa Télécom, vendue au groupe Atlantique Télécom en 2003. Avant de consacrer tout son temps et son énergie à son nouveau projet, les cartes Monicash. Jusqu’à présent, les choses s’engagent bien. Monicash a ainsi passé une alliance avec la division Afrique de l’Ouest et Centrale d’Amadeus, une société qui permet aux agents de voyage de consulter, de réserver et d’émettre des billets aériens. Les cartes Monicash y seront distribuées et les clients pourront également bénéficier d’une autre trouvaille de Louis Diakité : des tickets électroniques (electronic vouchers) permettant de recharger son crédit de téléphone mobile… Pour Monicash, le premier essai, en Côte d’Ivoire, est concluant puisque « les ventes progressent chaque mois de plus de 60% », affirme Louis Diakité. Monicash a déjà vendu 8000 cartes prépayées. Son arrivée dans tous les autres pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, du Sénégal à l’Angola en passant par le Nigeria, risque bien de faire du bruit.

 

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